Lettre ouverte

Transpotés en sécurité ?

À  chaque rentrée, la  commission scolaire nous informe de plusieurs  règlements sur le transport scolaire.  En tant que parents, nous les consultons et les inculquons  à nos enfants.

    Quelle ne fut pas ma surprise samedi dernier de constater que ceux-là même qui prêchent la sécurité, en font très peu de cas.  En effet, je lisais un article traitant de la tragédie de Nicolet et du Code de la sécurité routière et là, j’ai appris que les enfants devraient idéalement être deux par banc pour leur sécurité et non pas trois comme cela se pratique couramment dans notre région.

    Je suis consternée de constaterque des risques sont pris sciemment et cela, je présume, pour des mesures économiques et des jeux de règles administratives entre les commissions scolaires, le ministère des Transports et bien sûr, le ministère de l’Éducation du Québec. 

    En effet, le jeu est de couper dans les dépenses, d’ exploiter au maximum les  ressources actuelles  quitte à ce que les enfants  en fassent les frais.  En effet, il est facile d’ entasser les enfants à 70 par autobus et de les véhiculer loin de chez eux, afin de combler les places vides  dans certaines écoles, mais qu’arrivera-t-il en cas d’accident?  Pire, que se passera-t-il si cet autobus circule sur une grande route ou sur une autoroute où la vitesse est plus élevée?  J’ose à peine l’imaginer et je voudrais encore moins en être responsable.

Si vos enfants prennent l’autobus vérifiez le nombre d’enfants par banc. Si vous pensez que les autobus circulent seulement en ville et ne fréquentent  pas  les autoroutes, parlez-en entre autres aux parents des 199 élèves de Saint-Élie qui le font soir et matin. Si vous doutez de la sécurité de vos enfants, posez des questions.

Madame Boisvert, en tant que directrice générale de la CSRS, j’aimerais connaître votre point de vue sur cette situation, car j’ estime que tous les enfants méritent d’ être transportés sécuritairement car après un accident ou une tragédie, il est beaucoup trop tard pour remédier à la situation.  Si vous voulez transporter nos enfants, faites-le selon les règles.

    Si vos coûts de transport deviennent trop onéreux, vous pourrez toujours envisager d’ appuyer les initiatives provenant de différents milieux qui visent à éviter de déplacer les enfants et de les garder dans leur environnement naturel.

                                Cécile Corbeil

                                          2 avril    

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