Réflexion

 

Le mois de l’environnement

 

Jean Charron

 

En ce mois de l’environnement, faisons l’effort de nous voir tels que nous sommes dans cet environnement.

Un montréalais interviewé au sujet du projet de faire un parc sur le site de la carrière Miron où l’on a englouti des tonnes de sacs verts montréalais, disait que ce site était «dégueulasse». Comme s’il y était pour rien. Comme si ses sacs verts n’étaient pas un peu responsables de la cochonnerie qui le faisait vomir.

Si chacun d’entre nous devait conserver dans son environnement immédiat les déchets qu’il produit, nous mourrions tous d’asphyxie. Nous sommes, en effet, l’une des sociétés qui produit le plus de déchets per capita de la planète terre.

Très polis, nos politiciens nous demandent la permission d’utiliser des méthodes moins polluantes et même rentables pour disposer de nos déchets. La plupart des gens n’optent pas  volontairement pour le changement, pour l’inconnu.

C’est pourquoi il est important de le dire et de le répéter : l’enfouissement en vrac est une bombe à retardement. C’est un sacrilège que nous allons payer très cher. La collecte sélective n’est pas une option, c’est une nécessité, un devoir, le gros bon sens et, en plus, une aubaine sur le plan économique.

Même s’il est probable que les économies iront dans les poches de compagnies et dans les coffres des gouvernements, NOTRE unique planète a bien besoin qu’on prenne soin d’elle et de nous par la même occasion.

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